07/06/2011

Paprika

Le manga n'est pas un style de dessin que j'affectionne particulièrement. Je me dis : « regarde ces coupes de cheveux improbables, ces espèces de doigts aux bouts pointus et ces yeux immenses aussi irréels qu'agaçants ! Trop de fantaisie ! ». Je crois que mon opinion catégorique était essentiellement dûe aux grands yeux trop ronds en fait. Car depuis, j'ai laissé tomber mes préjugés et j'ai découvert que les mangas aux yeux en amandes existaient, notamment dans Paprika !




Pour en faire un bref résumé : des scientifiques mettent au point une technologie visant à s'immiscer dans les rêves d'autrui. Mais très vite le contrôle leur échappe et le monde chimérique dans lequel ils s'aventurent grâce à leurs appareils les dépouille de leur conscience.




On fait immédiatement un lien avec Inception de Christopher Nolan qui a un synopsys similaire dans les grandes lignes. En effet, Paprika s'inscrit indéniablement dans le genre de Science-Fiction, que la fantaisie de l'univers manga - que j'avais pourtant dénigré plus haut - colore de mille feux. Paprika n'a pas à rougir face aux longs métrages filmés du même genre car la seule caractéristique qui l'en différencie est sa forme : le dessin animé. Pour le reste, on note des plans réfléchis et orginaux (certains étant justement rendu possible par le dessin), une bande originale dynamique et entraînante et un scénario de taille dont l'intrigue captive chaque seconde ceux qui ne veulent rien manquer de la trame. Certaines scènes sont dignes du thriller – celle, par exemple, où une marée de poupées animées rit diaboliquement de leur voix enfantine – accompagnées de sonorités qui réussissentt à être angoissantes.



La protagoniste, une scientifique au nom de Atsu, se transforme tantôt en son double du monde des rêves, Paprika. Le film évoque ainsi la notion d'alter-égo qu'on retrouve chez plusieurs autres personnages (lien d'amitié fraternel, fusion maître/serviteur). L'histoire est d'ailleurs construite autour d'oppositions telles que l'ombre et la lumière, le rêve et la réalité, la science et l'insaisisable, le bien et le mal...



Outre les doigts pointus et les chevelures folles, le trait est d'une grande sincérité pour ce qui est de la morphologie humaine. L'apphrésion du corps quant aux angles de prise de vue reste exceptionnel.


Ce film a été pour moi une (bonne) surprise et m'a apporté satisfaction ! Allez le voir si vous en avez l'occasion !


Ici la bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=s1lFCqAb65w

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