07/06/2011

Millhaven



Ce court métrage Polonais réalisé par Bartek Kulas, nous a été présentés dans la série CMC5 (Court Métrage en Compétition).
Utilisant la technique 2D sur ordinateur, ce petit film nous raconte la vie d'une petite fille, agé de 15 ans, meurtrière. Au fil de l'histoire, elle nous dévoile, dans une mélodie mélancolique, tous ces meurtres commis.

Tous commence par une boule de lumière, venant vers elle, sans doute pour signifier qu'elle controle l'humanité. Exécutant une danse particulière, sans cesse répétant " Maman m'a souvent dis que nous allons tous mourir", la musique s'accelère. Mais sachant que tous etre vivant est mortel, elle exécute la "danse" de la vie.
Ce film bien réalisé nous fait des frissons avec cette mélodie qui nous ante. Le "Tralala" est censé etre un pathétique, soi-disant sans soucis, mais on ressent une sensation terrible et incompréhensible.
A la fin, tout s'écroule, en particulier elle. La musique se calme, ainsi tenant dans sa main la boule de lumière, elle la laisse s'échaper.

Point positif: Ce petit film nous fait ressentir des sensation émotives. Bien réalisé, couleur neutre illustrant le meurtre, la solitude, la froideur... Musique bien accordée au thème.

Point négatif: Répétition du décors ainsi de la musique, deviens monotone.


Anaelle Margot.

US - 9 LOOM




LOOM est un court métrage réalisé par Jan Bitzer, Ilija Brunck, Csaba Letay, et proposé par Polynoid.

La scène se déroule dans une toile d’araignée. Un papillon de nuit se prend dedans, il y reste collé. La propriétaire de la toile, une grande araignée noire, s’approche dangereusement du papillon. Commence alors une lutte acharnée entre l’insecte et l’arachnide, qui se solde finalement par la mort du papillon.

LOOM nous plonge dans un univers sombre et angoissant, l’araignée étant de plus, une « bestiole » en général pas très appréciée de tous. On est immédiatement frappé par la qualité du graphisme, surtout dans la première partie, par exemple la précision de l’araignée et du papillon, de la toile aussi. On croirait ainsi avoir à faire de vraies images filmées dans la vie réelle. Les réalisateurs ont souvent employé le ralenti ce qui, allié à la musique angoissante et stressante, donne des effets assez réussis.

La deuxième partie est par contre moins impressionnante je trouve. On ne voit plus les insectes et il n’est pas évident de comprendre vraiment ce qui se passe. Ce n’est plus qu’un enchainement de graphisme sur graphisme jusqu’à revenir enfin sur l’araignée, seule, le papillon ayant disparu.

LOOM reste un court métrage vraiment impressionnant de réalité et de qualité qui contraste d’ailleurs avec les autres courts métrages présents dans ce travelling.


Voici le lien du film pour ceux que ça intéresse : http://ice-cream.fr/loom-capture-de-araignee/

Elodie Giacometti

Paprika

Le manga n'est pas un style de dessin que j'affectionne particulièrement. Je me dis : « regarde ces coupes de cheveux improbables, ces espèces de doigts aux bouts pointus et ces yeux immenses aussi irréels qu'agaçants ! Trop de fantaisie ! ». Je crois que mon opinion catégorique était essentiellement dûe aux grands yeux trop ronds en fait. Car depuis, j'ai laissé tomber mes préjugés et j'ai découvert que les mangas aux yeux en amandes existaient, notamment dans Paprika !




Pour en faire un bref résumé : des scientifiques mettent au point une technologie visant à s'immiscer dans les rêves d'autrui. Mais très vite le contrôle leur échappe et le monde chimérique dans lequel ils s'aventurent grâce à leurs appareils les dépouille de leur conscience.




On fait immédiatement un lien avec Inception de Christopher Nolan qui a un synopsys similaire dans les grandes lignes. En effet, Paprika s'inscrit indéniablement dans le genre de Science-Fiction, que la fantaisie de l'univers manga - que j'avais pourtant dénigré plus haut - colore de mille feux. Paprika n'a pas à rougir face aux longs métrages filmés du même genre car la seule caractéristique qui l'en différencie est sa forme : le dessin animé. Pour le reste, on note des plans réfléchis et orginaux (certains étant justement rendu possible par le dessin), une bande originale dynamique et entraînante et un scénario de taille dont l'intrigue captive chaque seconde ceux qui ne veulent rien manquer de la trame. Certaines scènes sont dignes du thriller – celle, par exemple, où une marée de poupées animées rit diaboliquement de leur voix enfantine – accompagnées de sonorités qui réussissentt à être angoissantes.



La protagoniste, une scientifique au nom de Atsu, se transforme tantôt en son double du monde des rêves, Paprika. Le film évoque ainsi la notion d'alter-égo qu'on retrouve chez plusieurs autres personnages (lien d'amitié fraternel, fusion maître/serviteur). L'histoire est d'ailleurs construite autour d'oppositions telles que l'ombre et la lumière, le rêve et la réalité, la science et l'insaisisable, le bien et le mal...



Outre les doigts pointus et les chevelures folles, le trait est d'une grande sincérité pour ce qui est de la morphologie humaine. L'apphrésion du corps quant aux angles de prise de vue reste exceptionnel.


Ce film a été pour moi une (bonne) surprise et m'a apporté satisfaction ! Allez le voir si vous en avez l'occasion !


Ici la bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=s1lFCqAb65w